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Dolkar Peljor

Biographie

Dolkar est récemment diplômée de l’Université Trent où elle a obtenu un baccalauréat ès arts spécialisé en études politiques et administration des affaires. En dépit de déficiences d’ordre physique et sensoriel causées par le syndrome de Marfan, elle peut être fière de ses nombreux accomplissements, en plus d’avoir réussi à surmonter les obstacles auxquels sont confrontées les personnes handicapées. Dolkar a occupé le poste de directrice de l’association étudiante de l’Université Trent et a été élue commissaire aux besoins spéciaux. Elle a également participé au Programme expérience été au ministère des Ressources naturelles de l’Ontario. Dans ses moments de loisirs, elle joue du piano. Dolkar est actuellement candidate de maîtrise au programme d’administration publique à l’Université Queen’s.

Étude de la condition des personnes handicapées réalisée dans le cadre d’un projet communautaire : exemple d’une étudiante handicapée

Dolkar Peljor, étudiante à la maîtrise, Queen’s University

Dolkar Peljor expose un projet réalisé dans le cadre de ses études de premier cycle à la Trent University de Peterborough. Ayant choisi un projet communautaire, elle a pris part à une expérience de jumelage avec un organisme hôte, à savoir un groupe de soutien des personnes atteintes du syndrome de Down.

Au terme de leurs études secondaires, à l’âge de 21 ans, les personnes qui souffrent de cette maladie obtiennent un diplôme modifié qui ne leur laisse guère l’occasion de participer à la vie de leur collectivité. Parce que la déficience les ralentit, le développement de leur plein potentiel passe par des aménagements et par l’utilisation de ressources communautaires.

L’étude de Madame Peljor avait pour but de cerner la demande de programmes axés sur les jeunes adultes atteints du syndrome de Down dans la collectivité locale. Des entrevues ont été menées auprès de membres d’un groupe de soutien des personnes atteintes du syndrome et auprès de prestataires de services destinés aux personnes ayant des déficiences développementales. Les constats, l’analyse et les recommandations de l’étude apparaissent dans un rapport qui a été soumis à l’organisme communautaire.

L’étude de Madame Peljor révèle que les jeunes adultes atteints du syndrome de Down ont besoin de programmes de soutien voués à stimuler l’autonomie et l’habilitation personnelle. En outre, il leur faut des programmes accessibles, c’est-à dire abordables, respectueux, disponibles et sensibles aux besoins de transport.

L’analyse effectuée par Madame Peljor conclut que les prestataires de services et les membres du groupe de soutien des personnes atteintes du syndrome partageaient le même but pour l’avenir : maximiser l’indépendance des personnes ayant des déficiences développementales tout en reconnaissant la nécessité des programmes publics d’assistance. En général, les programmes comblent un vaste éventail de besoins et proposent les aménagements qui s’imposent, à coût abordable. Cependant, la plupart des programmes existants n’acceptent pas de nouveaux clients, et ces derniers viennent grossir les listes d’attente, et ce, pour une durée indéterminée. On ne compte pas suffisamment de programmes qui aident les jeunes adultes ayant des déficiences développementales ou qui leur dispensent des services. Ces derniers sont offerts au besoin, sur une base empirique. On privilégie la planification de la transition, mais les programmes de transition qui aident les jeunes adultes ayant des déficiences développementales font défaut. En matière d’accessibilité, le transport constitue un enjeu majeur, car les prestataires de services jugent qu’il incombe aux clients de veiller à leurs propres déplacements.

À l’instar de Madame Paterson, Madame Peljor a tenté de reproduire le paradigme de recherche émancipatoire. Ainsi, elle a assujetti l’ensemble du processus aux préoccupations des personnes handicapées, dans le cadre d’une démarche visant à stimuler l’habilitation des intéressés et à partager les constats de l’étude avec d’autres personnes handicapées. Le paradigme s’efforce aussi d’influencer les décideurs pour qu’ils s’affairent à renforcer l’autonomie des personnes handicapées.

L’une des contraintes auxquelles s’est heurtée l’étude a trait à la définition du concept de qualité de la vie. En effet, pour pouvoir évaluer le mode de vie des personnes atteintes du syndrome de Down par rapport à celui de personnes non handicapées, et pour savoir quels programmes s’imposaient pour combler l’écart entre les deux groupes, Madame Peljor a dû déterminer « ce que devrait être la vie des uns et des autres », pour reprendre ses paroles. À ses yeux, il s’agit là d’un enjeu permanent auquel il faut s’attarder.

Enfin, Madame Peljor souligne le caractère habilitant des études axées sur la condition des étudiants handicapés. De telles recherches procurent de merveilleuses occasions à qui veut s’engager dans la collectivité des personnes handicapées ou se familiariser avec les programmes et services disponibles.

En conclusion, Madame Peljor affirme que ce projet, réalisé par le biais du centre d’éducation communautaire de la Trent University, propose une nouvelle voie pour élargir la portée des études de la condition des personnes handicapées. La crédibilité de la discipline mérite d’être renforcée dans les secteurs dominants, particulièrement en ce qui touche le paradigme de recherche émancipatoire. De plus, les étudiants ont besoin d’un soutien constat pour réaliser des projets dans le domaine.

Au cours de l’échange qui fait suite à l’exposé, Madame Peljor affirme qu’il faut augmenter le nombre de programmes à l’intention des jeunes adultes, notamment sur le plan des fonctions sociales informelles, de l’emploi, de la formation et de l’initiation à la vie quotidienne.

Les participants débattent ensuite de la croissance, au Canada, en Europe et aux États-Unis, de la discipline qui s’intéresse à la condition des personnes handicapées. D’affirmer Madame Hansen, « toute personne offre une richesse, car nous avons tous des perceptions différentes. Parce qu’il s’agit d’une nouvelle discipline, l’étude de la condition des personnes handicapées connaît une croissance et explore de nouveaux horizons. Cette croissance doit refléter la richesse des individus. »

Selon Madame Peljor, aucun domaine ne se démarque ou ne tire de l’arrière actuellement. La meilleure stratégie consiste à respecter les points de vue que défendent les différents intervenants. Une mise en garde s’impose toutefois : l’étude de la condition des personnes handicapées est présentement en vogue, et on peut exploiter cette popularité pour obtenir du financement. Les chercheurs doivent cependant affronter la « vieille école de pensée » qui sous-tend la recherche. D’ajouter Madame Peljor, « la maîtrise du jargon n’équivaut pas à la mise en valeur d’une perspective constructive en vue de l’étude de la condition des personnes handicapées ».

Monsieur Chan affirme que les études de la condition des personnes handicapées témoignent d’une nouvelle tendance mondiale. Les programmes de premier cycle se multiplient dans ce domaine, et il importe de ne pas s’en tenir aux études supérieures.

Priée d’expliquer aux étudiants la marche à suivre pour inciter les établissements d’enseignement à s’engager dans cette discipline, Madame Hansen répond simplement : « Réclamez-le et faites des pressions ! »

Les conférenciers s’entendent pour dire que les études de la condition des personnes handicapées peuvent fleurir dans tous les domaines, notamment l’administration des affaires, l’éducation, la psychologie et la médecine. De même, les étudiants peuvent choisir cette discipline par souci d’explorer des enjeux classiques tels que l’accès physique.

En célébration de 20 années