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Est-ce qu’il y a une association nationale générale d’étudiants et d’étudiantes du niveau postsecondaire? Est-ce qu’elle s’occupe de la défense des droits des personnes handicapées?


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Accès aux documents scolaires pour les étudiant(e)s incapables de lire les imprimés

CONSTRUCTION ET DIFFUSION DES ENQUÊTES

Objectifs

L’objectif principal défini dès le début du projet de recherche était d’obtenir de l’information sur l’accessibilité, la disponibilité, la pertinence et la qualité des documents scolaires en média substitut destinés aux étudiants de niveau postsecondaire incapables de lire les imprimés. Les questionnaires utilisés pour notre recherche ont donc été élaborés en fonction de cet objectif. Les questionnaires utilisés pour notre recherche ont donc été élaborés en fonction de cet objectif. Les questions ont été formulées afin de déterminer quelles sont les lacunes dans le processus de production des médias substituts pour les étudiants.

Production

Le projet a été élaboré par l’Association nationale des étudiant(e)s handicapé(e)s au niveau postsecondaire, en étroite collaboration avec le Conseil sur l’accès à l’information pour les Canadiennes et les Canadiens capables de lire les imprimés et Troubles d’apprentissage – Association canadienne. D’autres partenaires ont été invités à participer à un comité directeur. En consultation avec le conseil d’administration de NEADS et le comité directeur, il a été décidé de commencer l’élaboration des enquêtes sur l’accès aux documents scolaires à l’hiver 2004. Les objectifs du projet étaient de comprendre l’état actuel de la production de médias substituts au Canada, et d’obtenir les opinions des étudiants et des dispensateurs de services au sujet des normes, de la qualité et du degré d’efficacité des diverses technologies offertes aux étudiant(e)s incapables de lire les imprimés dans les établissements postsecondaires au Canada. NEADS a engagé un consultant, le professeur Liam Kilmurray, pour élaborer les enquêtes et produire un logiciel statistique afin d’analyser les résultats. Les enquêtes pour ce projet ont été basées sur l’enquête réalisés en 1999 par NEADS, intitulée Pour une approche pancanadienne des services, des aménagements et des politiques destinés aux étudiant(e)s handicapés de niveau postsecondaire : assurer l’accès aux études postsecondaires et à la formation axée sur la carrière, mais portaient expressément sur les étudiant(e)s incapables de lire les imprimés. Le comité directeur a apporté son aide à l’élaboration des enquêtes. Les membres du comité directeur représentent un groupe d’expertise dans le domaine des services de bibliothèque et des médias et technologies de substitut. On y trouve des représentants des étudiant(e)s handicapé(e)s, des dispensateurs de services et d’organisations intéressées. Le comité directeur a fourni des conseils précieux au sujet de l’élaboration des enquêtes pour ce projet.

Le comité directeur s’est réuni à plusieurs occasions avec le coordonnateur national et les consultants, afin de définir les sujets de préoccupation et d’intérêt, et pour clarifier les questions et les définitions. C’est par ce processus que les enquêtes ont vu le jour. De plus, une tribune en ligne sur le projet a été fort précieuse dans tout ce processus, car elle a permis aux participants (le comité directeur, le coordonnateur national et les consultants) d’échanger des idées et de l’information. L’élément essentiel dans l’élaboration des enquêtes a été les tests pilotes. Six étudiants et cinq dispensateurs de services ont participé à ce volet de la recherche. Ces personnes ont rempli les questionnaires et les ont retournés avec leurs commentaires, ce qui nous a permis d’apporter quelques modifications pour en arriver à la version finale des deux questionnaires. Les questionnaires d’étudiants en média substitut ont été produits de façon professionnelle par T-Base Communications.

Diffusion

Lorsque les questionnaires ont été mis au point, on a utilisé la liste de NEADS des dispensateurs de services aux étudiant(e)s handicapé(e)s dans les établissements postsecondaires pour communiquer avec les écoles au sujet de leur participation à ce projet de recherche. Nous avons téléphoné aux personnes-ressources dans les divers établissements (habituellement le fournisseur de service, parfois le bibliothécaire) et nous leur avons demandé de nous fournir les numéros des étudiant(e)s incapables de lire les imprimés, dans leurs établissements. Nous leur avons également demandé de nous fournir le nombre de questionnaires dans les divers médias substituts qu’ils aimeraient recevoir. Par exemple, nous leur avons demandé combien de versions ils aimeraient recevoir en Braille, en gros caractères, sur disquette ou sur cassette. Par la suite, et après une série d’appels téléphoniques de suivi et de communications, nous avons réuni le nombre requis de questionnaires dans les divers médias substituts, et nous avons réalisé une liste maîtresse à partir de laquelle les envois postaux ont été réalisés.

Pendant plusieurs semaines, le personnel du bureau de NEADS à l’Université Carleton a organisé un envoi postal massif des questionnaires aux divers établissements. L’objectif de la série initiale d’appels téléphoniques consistait à obtenir la participation des dispensateurs de services dans les différentes écoles, afin qu’ils remplissent les questionnaires s’adressant aux dispensateurs de services, puis à leur demander de distribuer les questionnaires destinés aux étudiant(e)s incapables de lire les imprimés, et inscrits à leurs bureaux. Nous avons demandé aux étudiants et aux dispensateurs de services de remplir les questionnaires en dedans d’une semaine, après leur réception. De plus, nous avons réalisé une version en ligne des deux questionnaires et les avons affichés sur le site Web de NEADS.

En attendant le retour des questionnaires, nous avons entrepris la construction des fichiers statistiques en vue de l’analyse des données. Nous avons choisi le programme SPSS comme principal outil de saisie d’analyse des données. Après la réception des questionnaires, nous avons procédé à la saisie des données, et le constructeur a construit plusieurs présentations des données préliminaires, afin d’éliminer toute non-concordance qui aurait pu se présenter. La dernière étape du projet a été la production du rapport final, dans lequel les données statistiques seraient représentées sous forme de tableau et de graphique et les commentaires et l’information « libres » seraient analysés, afin de compléter les résultats statistiques du rapport final.

Méthodologie

L’approche méthodologique pour cette enquête était simple, et les enquêtes ont été envoyées selon une base d’échantillonnage volontaire. En d’autres mots, nous avons dressé une liste des établissements canadiens à partir de la liste des dispensateurs de services aux étudiant(e)s handicapé(e)s de NEADS, puis nous avons communiqué avec les dispensateurs de services (ou les bibliothécaires) et nous leur avons demandé combien de questionnaires, selon eux, seraient requis pour obtenir la participation des étudiant(e)s incapables de lire les imprimés dans leurs établissements. D’après les chiffres fournis par les collèges et les universités, et le type de questionnaire demandé (p. ex., Braille, gros caractères, cassettes, en français, etc.), des trousses ont été préparées et envoyées directement aux dispensateurs de services, en vue de leur diffusion.

En ce qui concerne le taux de réponse aux questionnaires, il faut noter que cette méthode présente le risque de surestimer la population étudiante cible. De plus, dans certains cas, un établissement aurait tout simplement pu demander chaque type de questionnaire disponible, apparemment dans le but de les distribuer aux étudiants sur demande, dans le média voulu. Il est donc arrivé que l’on poste en nombre supérieur des questionnaires qui auraient pu être retournés par ces établissements. C’est l’un des résultats inévitables d’une méthode de diffusion sur une base volontaire. Bien que cela n’influe pas sur la validité des réponses reçues, une telle situation influe néanmoins sur le taux de réponse, par rapport au nombre de questionnaires envoyés par la poste.

Aperçu général

En tout, 2 613 questionnaires ont été envoyés aux étudiants et aux dispensateurs de services.

En tout, 49 établissements ont participé à l’enquête auprès des étudiants (130 répondants), et 55 établissements à l’enquête auprès des dispensateurs de services (67 répondants), et deux répondants n’ont pas indiqué leur établissement.

Le nombre total de réponses reçues pour les deux enquêtes sur l’accès aux documents scolaires était de 197 . De ce nombre, 67 questionnaires provenaient de dispensateurs de services, et 130 d’étudiants. Pour les deux questionnaires, nous avons reçu des réponses provenant d’universités, de cégeps, de collèges techniques et professionnels et de collèges communautaires. Sept établissements ont été présentés comme des collèges universitaires (surtout de la C.-B. Les établissements d’où provenaient les réponses allaient des grandes universités aux petits collèges communautaires. Pour l’enquête auprès des étudiants, les réponses provenaient de 49 établissements distincts. Pour l’enquête auprès des dispensateurs de services, les réponses provenaient de 55 établissements distincts, et deux répondants n'ont pas indiqué leur établissement.

Les étudiants de l’Ontario ont représenté le plus fort pourcentage des répondants (48,46 %). Suivaient l’Alberta (13,08 %), le Québec (10,77 %) et la Colombie-Britannique (9,23 %). Pour ce qui est des réponses des dispensateurs de services, elles provenaient surtout de l’Ontario (25,76 %), du Québec (18,18 %), de la Colombie-Britannique (16,67 %) et de Alberta (15,15 %).

Limites de la recherche

Comme dans toutes les enquêtes, ce que l’on peut tirer des résultats de la recherche dépend en définitive de la quantité d’information fournie par les répondants. L’analyse statistique peut combiner les réponses de nombreuses personnes et comparer, contraster et recouper divers segments d’information. Toutefois, en dernière analyse, cette étude est limitée par les questions posées et les réponses fournies. Un des problèmes qui ressort du profil des étudiants, c’est qu’il y avait plus d’étudiants mentionnant un trouble d’apprentissage (47 %) que la cécité ou la malvoyance (21 %). Le nombre plus élevé d’étudiants ayant des troubles d’apprentissage était manifeste également dans le rapport CILS, dans lequel on a indiqué que les deux tiers des étudiants avaient un trouble d’apprentissage, et un tiers un handicap visuel (voir l’annexe 2A, qui traite des « profils des étudiants »). Une situation similaire avait été constatée dans l’enquête de NEADS de 1999, dans laquelle les étudiants ayant un trouble d’apprentissage étaient plus nombreux que ceux qui étaient incapables de lire, dans une proportion de deux sur un. Ceci dit, les médias préférés par les étudiants dépendaient évidemment du type d’handicap représenté dans notre groupe d’étudiants répondants. Bien que les étudiants ayant un trouble d’apprentissage et les étudiants malvoyants peuvent souvent utiliser avec profit les mêmes types de médias électroniques, les étudiants qui ont un trouble d’apprentissage n’utilisent presque jamais les textes en Braille, à moins qu’ils soient également aveugles.

De plus, les deux questionnaires comportaient de nombreuses questions auxquelles le répondant pouvait cocher plus d’une case, et donc avoir plusieurs réponses. Par exemple, à la question 12 du questionnaire pour les étudiants (Veuillez indiquer votre (vos) déficience(s)), le répondant pouvait indiquer une déficience médicale et une déficience visuelle, ou un trouble d’apprentissage et une déficience motrice. Le cas échéant, le taux de réponse à la question pouvait être plus élevé que le nombre de répondants, et pour en tenir compte dans l’analyse statistique, nous avons additionné les réponses totales, et nous avons attribué à chaque catégorie un pourcentage, comme pour la question 12 dans le questionnaire des étudiants. En définitive, les réponses multiples nous permettent de mieux identifier les répondants, qui n’ont pas à choisir entre des catégories ou selon un scénario, car ils peuvent indiquer une plage de déficiences qui décrivent leurs besoins, ou une plage de technologies qui y répondent. Malgré les limites de cette enquête, le nombre répertorié d’étudiants ayant un handicap et fréquentant les établissements identifiés par les dispensateurs de services est de 22 250. Les étudiants capables de lire les imprimés sont au nombre de 4 218. Par conséquent, les données de l’enquête sont basées sur une population très large.

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