Accès aux documents scolaires pour les étudiant(e)s incapables de lire les imprimésQuestionnaire destiné aux dispensateurs de servicesSection C : Généralités26. D’après vous, existe-t-il des barrières qui empêchent d’optimiser vos services aux étudiant-e-s incapables de lire les imprimés?Seulement un quart des répondants indiquent qu’il n y a pas de barrières. Les trois quarts presque exactement indiquent qu’il existe des barrières les empêchant de maximiser leurs services. Ce pourcentage est élevé et préoccupant. La deuxième partie de la question demandait aux répondants d’indiquer les barrières. Si oui, quelles sont ces barrières? Cochez toutes les réponses applicables.
Il est manifeste que les questions de financement et d’équipement sont les principaux obstacles à la diffusion de documents scolaires aux étudiants, et les retards suivent juste après. La majorité des répondants ont mentionné, dans les commentaires, que certains professeurs choisissent leurs documents de cours assez tard dans le processus de planification du semestre, ce qui réduit le temps dont disposent les dispensateurs de services pour reproduire les documents dans un média substitut. Un répondant du Québec a ajouté que ce sont parfois les étudiants eux mêmes qui n’indiquent pas suffisamment à l’avance leurs besoins en média substitut. Un autre a indiqué que les étudiants doivent attendre d’obtenir des fonds pour les documents en média substitut, fonds qui arrivent parfois seulement quand les classes sont déjà commencées. Autre préoccupation : les documents de cours contiennent parfois ce qu’un répondant a appelé « des articles illisibles ». Trois répondants ont indiqué qu’ils devaient traiter avec des agences externes pour produire des documents en média substitut. Un répondant d’un collège universitaire de la Colombie Britannique a écrit que l’agence externe provinciale est incapable de répondre à la demande de documents en média substitut, tandis qu’un dispensateur de services de l’Ontario a mentionné que les fonds et le temps requis pour traiter avec les agences externes sont un problème. Un répondant a indiqué que RFB&D n’envoie pas de textes en format électronique au Canada, ce qui limite la disponibilité des documents dans ce média. Enfin, trois répondants ont indiqué la non disponibilité des fichiers électroniques de la part des éditeurs, ce qui influe sur la rapidité avec laquelle on peut obtenir les textes pour les reproduire en média substitut. 27. En tant que dispensateur ou dispensatrice de services ou bibliothécaire, comment pouvez-vous qualifier votre niveau de connaissance relativement à la production de documents scolaires en média substitut?
À la question 8 de cette enquête, on avait déterminé qu’environ 77 % des établissements produisent à l’interne des documents en média substitut. Compte tenu de ce taux, il est donc très important que 27 % disent savoir que la production de documents en média substitut a besoin d’être améliorée. C’est un aspect auquel les dispensateurs professionnels de services doivent s’attaquer. Un tiers des dispensateurs de services indiquent que ce niveau de connaissance est moyen, 9,5 % qu’il est bon, 20 % très bon, et 9,5 % qu’il est excellent. Dans l’ensemble, 40 % des répondants indiquent que le niveau de connaissance est bon, très bon ou excellent, et environ 60 % font état d’un niveau de connaissance « de moyen à perfectible ». Un répondant d’une université indique que le service qui fournit des documents en média substitut à cet endroit existe depuis 1990, mais que le personnel actuel n’est en place que depuis un an. Malgré cette situation, le personnel a consulté des établissements similaires en Amérique du Nord pour obtenir des conseils et de l’aide. Ce répondant estime que le personnel fait un très bon travail, mais ajoute en commentaire : « On peut toujours faire mieux ». Selon un autre répondant : « J’ai une connaissance raisonnable des technologies utilisées et requises. J’estime par contre que mes connaissances juridiques sont incomplètes ». Un autre dispensateur de services a mentionné les conséquences juridiques, et il a offert le commentaire suivant : « Les lois sur le droit d’auteur sont souvent embêtantes ». 28. En tant que dispensateur ou dispensatrice de services ou bibliothécaire, comment pouvez-vous qualifier votre niveau de connaissance relativement à la disponibilité des documents scolaires en média substitut?
À la question 25, on indiquait que 80 % des dispensateurs de services qui produisent à l’interne des documents scolaires en média substitut vérifient au préalable si ceux ci sont disponibles ailleurs. La question ci dessus leur demandait de classer leur niveau de connaissance au sujet de la disponibilité des documents en média substitut. Selon les réponses obtenues, 18,5 % jugent que cette connaissance est perfectible, presque 28 % la jugent moyenne, 26 % bonne, 20 % très bonne et 7,7 % excellente. On peut regrouper ces réponses en deux grandes familles : environ 46 % estiment que leur connaissance est de « perfectible à moyenne » et 54 % de « bonne à très bonne à excellente ». Un répondant a formulé le commentaire suivant : « Il serait intéressant d’avoir un meilleur accès aux documents à l’étranger et d’avoir plus de documents en français (y compris des livres DAISY de RFB&D). Je travaille afin de créer des liens avec les services au Québec ». Voici une brève comparaison des réponses aux questions 27 et 28, dans le tableau 30 ci dessous.
Tableau 32. Comparaison des connaissances 29a) Votre établissement prévoit-il un processus d’évaluation de la production des documents scolaires en média substitut?
À cette question, les réponses étaient oui à 18,7 %, non à 64 % et non applicable à 17 %. Des 11 répondants ayant répondu « non applicable », six provenaient d’universités, un d’un collège communautaire, et quatre d’instituts techniques/ professionnels. Un peu moins des deux-tiers des dispensateurs de services indiquent qu’il n’y a pas de processus pour évaluer la production des documents en média substitut. Les dispensateurs de services devraient probablement se pencher davantage sur cet aspect, et peut être établir un processus de conception et de mise en œuvre de normes d’évaluation. Trois personnes ont mentionné que l’on sollicite les commentaires des étudiants, que ce soit par des questionnaires officiels ou de manière informelle. Un répondant du Québec a indiqué qu’il n’existe aucun processus d’évaluation à son établissement, mais « nous avons besoin d’une telle procédure ». 29b) Si oui, qui est responsable de mener cette évaluation dans votre établissement?Dans un établissement, le directeur des services aux étudiants assume cette responsabilité. Un répondant d’un collège communautaire de la Nouvelle Écosse a indiqué que c’est le ministère de l’Éducation qui supervise l’évaluation des services de production. 30. Votre établissement s’occupe-t-il de la question de l’accessibilité à Internet pour les étudiant-e-s incapables de lire les imprimés?
Soixante-treize pour cent des participants indiquent que leur établissement offre un accès Web, tandis que 27 % ont répondu par la négative. Toutefois, à la question 8, trois répondants avaient indiqué que leur établissement produit à l’interne des ressources pour le Web. La production de ces ressources et leur disponibilité (ou du moins les tentatives en ce sens) sur le Web sont des questions distinctes. Ce semble être le cas, car si on tient compte de la quantité des documents scolaires maintenant disponibles en ligne, la majeure partie des dispensateurs de services assurent l’accessibilité au Web aux étudiants incapables de lire des imprimés, ce qui semble être une priorité d’après les réponses. On doit noter que de nombreux étudiants qui utilisent Internet disposent de technologies adaptées. Un répondant d’Ottawa a indiqué qu’un comité d’accessibilité au Web existe dans son établissement, mais selon la majeure partie des réponses, il n’existe pas ailleurs de procédure aussi formelle. Dans un collège communautaire de la Colombie Britannique, le bureau des services aux étudiant(e)s handicapé(e)s travaille avec d’autres services comme l’informatique ou la bibliothèque pour assurer une présence sur le Web. Un répondant d’une université de la Colombie Britannique a indiqué que le service informatique assure seulement l’accessibilité à tout le site Web de l’université, et non aux sites individuels. Un répondant d’un collège communautaire de l’Ontario a répondu que le service de marketing élabore les sites Web, mais que ceux ci ne sont pas entièrement accessibles, de sorte que le bureau des services aux étudiant(e)s handicapé(e)s offre la technologie requise pour permettre aux étudiants de lire le contenu des sites. Deux répondants ont indiqué qu’ils avaient soulevé la question de l’accessibilité aux sites Web dans leurs établissements, et que ceux ci, tout en reconnaissant le besoin, n’avaient pas encore pris de mesure pour régler le problème. Si oui, quels bureaux s’occupent de cette question?
31. L’information suivante est-elle mise à la disposition des étudiant-e-s en média substitut?
Il s’agit d’une « question double », car elle était également posée dans le questionnaire aux étudiants. C’est pour cette raison que nous analysons les réponses plus en détail à la section suivante du rapport, Conclusion. Le graphique 74 présente les réponses des dispensateurs de services (qui pouvaient cocher plus d’une réponse). Voici la répartition en pourcentage de ces réponses :
Tableau 33. Pourcentage de l’information en média substitut Dix commentaires ont été présentés avec cette question. Cinq répondants ont écrit que tous les documents indiqués étaient disponibles en média substitut sur demande, tandis que trois ont indiqué que ces documents étaient entièrement ou partiellement disponibles sur demande. Un répondant d’un collège de l’Ontario a indiqué que la disponibilité des descriptions de cours en média substitut à son établissement dépend du professeur et du département en cause, mais que si les documents ne sont pas déjà disponibles, le bureau des services aux étudiant(e)s handicapé(e)s les reproduira. Enfin, un répondant d’un collège universitaire de la Colombie Britannique a indiqué ne pas savoir vraiment si ces documents étaient disponibles en média substitut. 32. Selon vous, quels sont les services aux étudiant-e-s incapables de lire les imprimés offerts par votre établissement les plus efficaces (trois au plus)? Quels sont les moins efficaces (trois au plus)?Services les plus efficaces PREMIERS services les plus efficaces
Tableau 34. Trois principales réponses pour les expériences/pratiques les plus efficaces (1er, 2e et 3e rangs) Parmi les réponses données comme premier choix, la production et/ou la diffusion de texte numériques ont été citées le plus souvent par les dispensateurs de services. La possibilité d’offrir des aménagements pour les examens et les tests, ainsi que la conversion des documents en format audio étaient ensuite les deux choix les plus populaires, chacun ayant été indiqué par six répondants. Cinq personnes ont indiqué comme premier choix la capacité de leur établissement d’offrir une technologie adaptée aux étudiants, des exemples spécifiques étant mentionnés : équipement de numérisation, ordinateurs avec technologie d’assistance, Kurzweil (logiciel de technologie adaptée utilisé pour la numérisation) et laboratoire de technologies adaptées. Les services aux étudiants aveugles sont également considérés comme des points forts, deux répondants indiquant la capacité de leur établissement de produire des textes en braille et d’offrir des services efficaces, et deux répondants ont tout simplement mentionné la capacité de leur établissement de fournir des documents en média substitut aux étudiants aveugles. La technologie en ligne a été citée deux fois, un répondant indiquant que les documents sont disponibles sur Internet à son établissement, et un autre répondant indiquant que la capacité de produire des documents en ligne est un service des plus efficaces. Deux répondants ont mentionné la capacité de leur établissement d’offrir aux étudiants de la formation avec les logiciels. Enfin, six dispensateurs de services ont tout simplement mentionné la capacité de leur établissement de fournir des documents en média substitut, les réponses suivantes étant fournies chacune une fois, comme suit :
DEUXIÈMES services les plus efficaces Parmi les services mentionnés en deuxième place comme les plus efficaces, le choix le plus populaire était la disponibilité des technologies adaptées sur les campus. Ce choix a été mentionné par 11 répondants, quatre mentionnant seulement la technologie adaptée en général, et les autres indiquant des équipements spécifiques, comme Kurzweil, les logiciels d’agrandissement, les lecteurs d’écran, les bases de données en ligne, et un laboratoire informatique de technologie d’assistance. En deuxième rang, comme services les plus efficaces, les répondants ont mentionné la diffusion de documents en braille, la disponibilité de texte numériques, le format audio et les aménagements pour les examens/tests, chacun étant mentionné trois fois. Les répondants ont mentionné deux fois la capacité de leur établissement de numériser les documents en média substitut, et de fournir des textes et/ou des tests en gros caractères. Enfin, les services suivants ont été mentionnés chacun une fois, comme suit :
TROISIÈMES services les plus efficaces La capacité d’un établissement de répondre aux besoins des étudiants pour les examens a été un troisième choix populaire, étant mentionné par six répondants. Venait ensuite la disponibilité de services de numérisation, cette réponse ayant été fournie par deux répondants. Les réponses suivantes ont été indiquées une fois comme troisièmes services les plus efficaces :
Services les moins efficaces PREMIERS services les moins efficaces
Tableau 35. Les trois pires expériences/services La capacité de pouvoir fournir les documents scolaires requis en braille a été jugée le service le moins efficace par six répondants. Suivent ensuite les problèmes de production et de diffusion, cinq répondants mentionnant le format audionumérique ou analogique, et un mentionnant explicitement que « la qualité des bandes audio n’est pas grande ». Les répondants ont cité deux fois les problèmes suivants : accès aux éditeurs et à leurs textes pour fournir les médias substituts, médias substituts pour les étudiants ayant des troubles d’apprentissage, pénurie d’équipement adapté à prêter aux étudiants, et impossibilité d’accéder rapidement et facilement aux chargés de cours. Les réponses suivantes ont été présentées une fois, comme suit :
DEUXIÈMES services les moins efficaces Tous les répondants n’ont pas indiqué un deuxième service le moins efficace, mais la plupart ont indiqué qu’ils étaient préoccupés par la capacité de leur établissement de fournir à temps les documents en média substitut pour le début du semestre, trois répondants indiquant la lenteur de traitement de leur demande. L’accès inadéquat à l’équipement et les problèmes avec les formats audio ont été ensuite chacun mentionnés deux fois. Les réponses suivantes ont été données une fois chacune :
TROISIÈMES services les moins efficaces Les services les moins efficaces suivants ont été mentionnés une fois chacun au 3e rang :
La dernière partie de cette dernière question demandait aux dispensateurs de services d’indiquer comment on pourrait améliorer les services offerts aux étudiant(e)s incapables de lire les imprimés. C’est à partir de ce type de commentaires, formulés par les professionnels qui oeuvrent dans le domaine, que nous formulons nos recommandations et établissons nos conclusions. Ce questionnaire a démontré, de façon répétée, que les dispensateurs de services au Canada font un travail exceptionnel, et que les étudiants qu’ils soutiennent les apprécient grandement. Les réponses des dispensateurs nous ont permis de dresser le profil des problèmes que rencontrent les services de médias substituts offerts aux étudiant(e)s incapables de lire les imprimés, dans de nombreux établissements postsecondaires au Canada. Dans cette dernière question, nous demandions aux dispensateurs de services de nous indiquer comment on pourrait améliorer ces services. Bon nombre des commentaires des dispensateurs de services, touchant un large éventail de sujets, recoupent les commentaires fournis par les étudiants à cette même question. Comment pourrait on améliorer ces services?
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