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Accès aux documents scolaires pour les étudiant(e)s incapables de lire les imprimés

MÉMOIRES PRÉSENTÉS PAR DES DISPENSATEURS DE SERVICES

Assistive Technology BC

Par Garth Findahl, Gladys Loewen et Vince Tomassetti (juillet 2004)

Contexte

À titre de consultants et de moniteurs en technologie d’assistance, le personnel d’Assistive Technology-BC possède des connaissances approfondies dans l’utilisation et les limites de la technologie d’assistance, dans les environnements d’apprentissage et de travail en Colombie Britannique. Nous fournissons des services de soutien technologique aux adultes handicapés, y compris les personnes incapables de lire les imprimés. Nos services comprennent l’évaluation des aides techniques, la consultation, le prêt ou la location de technologies d’assistance, la formation pour l’équipement adapté, ainsi que les services de dépannage et de réparation.

Nous fournissons ces services dans le cadre de contrats conclus avec le ministère des Ressources humaines et le ministère de l’Éducation supérieure, afin que les adultes handicapés puissent :

  • communiquer plus efficacement;
  • écrire de façon indépendante;
  • lire de façon indépendante;
  • réaliser des recherches et transmettre l’information plus efficacement;
  • exécuter plus efficacement leurs tâches au travail;
  • faire la transition entre l’école publique, le postsecondaire et le marché de l’emploi;
  • changer d’emploi sans trop de difficulté.

Nous offrons actuellement nos services à environ 1 000 adultes par année, répartis selon les divers contrats.

Accès aux documents scolaires

La technologie en général évolue, et il en va de même pour la technologie adaptée, les services, le soutien et les ressources connexes, car la technologie adaptée ne peut à elle seule permettre aux personnes handicapées de faire tout ce qui est possible aux personnes non handicapées. On doit habituellement prévoir des aménagements et des ajustements quand on intègre les adultes handicapés dans un milieu compétitif traditionnel. Les stratégies d’aménagement des étudiants qui utilisent une technologie adaptée évoluent constamment, à mesure que la sensibilisation et les connaissances à ce sujet augmentent, et que la technologie se généralise mais devient également plus complexe.

Avec les progrès technologiques récents, les options d’accès à l’information imprimée ont changé de manière spectaculaire. Le passage de l’analogique au numérique offre divers modes de lecture aux étudiant(e)s incapables de lire les imprimés. En outre, le développement de logiciels s’adressant expressément aux personnes handicapées ou permettant d’effectuer des tâches spécifiques ouvre la voie à de nouvelles méthodes de lecture et d’écriture. Certains de ces développements novateurs comprennent la technologie braille rafraîchissable, les lecteurs d’écrans et les logiciels qui lisent les textes numériques par synthèse de la parole, le matériel et les logiciels de lecture de texte électronique, les dictionnaires et les thesaurus parlants, les systèmes portables comme Alpha Smart Dana, BrailleNote, les lecteurs CD et MP3 et la télévision en circuit fermé.

Des compagnies produisent maintenant des logiciels de reconnaissance optique des caractères (ROC) qui permettent de traduire fidèlement une image numérisée en texte. Ces programmes sont maintenant adaptés aux besoins spécifiques des utilisateurs aveugles ou visuellement handicapés, ou qui ont des difficultés d’apprentissage. Ces deux groupes de personnes abordent la lecture différemment, et les logiciels en tiennent compte.

Enjeux

La Colombie Britannique est chanceuse de pouvoir compter sur un service provincial de production pour les collèges et les instituts, et également sur une unité de production dans l’une de ses universités. Les établissements scolaires estiment que le programme provincial éprouve quelques difficultés à produire les documents dans les délais prescrits, à cause du grand nombre de demandes pour le semestre d’automne, des demandes présentées en retard, du temps requis pour produire des documents conformes aux normes bibliothéconomiques, et de la vérification des manuels afin de déterminer le média substitut approprié.

Malgré cette ressource provinciale, nous avons constaté par ailleurs certains problèmes dans le système postsecondaire :

  • Certaines écoles décident de numériser les manuels pour offrir rapidement les documents requis aux étudiants, ou parce qu’elles désirent utiliser un seul format normalisé. Les textes numériques produits de façon informelle ne sont habituellement pas vérifiés, ni complets, car il n’y a pas de description des graphiques, tableaux, notes en marge, etc.
  • Le personnel chargé de la production dans certains établissements n’a pas toujours la formation requise en lecture d’épreuve, édition, transcription et utilisation du matériel et des logiciels. Par conséquent, les étudiants peuvent recevoir des manuels en deçà des normes, alors qu’ils en ont besoin dans des cours qui exigent une information exacte.
  • Certains établissements encouragent leurs étudiant(e)s incapables de lire les imprimés à numériser et à produire leurs propres textes électroniques. En d’autres mots, les étudiants doivent utiliser leur temps précieux pour tenter de produire leurs propres documents en média substitut, afin de pouvoir lire les manuels. Les étudiants n’ont peut être ni le temps, ni les compétences pour éditer ou décrire les graphiques dans le texte, et ils peuvent se retrouver en bout de ligne avec un manuel incomplet, en deçà des normes et contenant peut être des inexactitudes.
  • Les personnes qui utilisent la ressource provinciale peuvent se retrouver en définitive avec des manuels en plusieurs formats, nécessitant plusieurs technologies d’assistance, par exemple des lecteurs CD ou MP3 portables, des logiciels de lecture pour ordinateur, ou encore un lecteur de cassettes quatre pistes.
  • Les productions non officielles (par l’établissement ou l’étudiant) ne peuvent pas être enregistrées auprès d’un service de bibliothèque, car elles ne sont pas produites dans un format professionnel, respectant les procédures standard en matière de droit d’auteur.
  • Les manuels au postsecondaire ont une durée de vie relativement courte, car de nouvelles éditions voient le jour à quelques années d’intervalle. Parfois, lorsqu’un manuel a finalement été produit selon les normes bibliothéconomiques, une nouvelle édition est déjà sur le point d’être publiée, ce qui rend déjà le manuel en média substitut périmé.

Le dilemme en est donc un de rapidité, de qualité de production et de type de média substitut. Un compromis s’impose alors entre qualité et rapidité de production, ce qui a un impact important sur les étudiants et leur succès scolaire.

Recommendations

  1. À l’heure actuelle, aucune directive ou norme universelle n’a été adoptée pour régir la préparation des documents électroniques. Ces normes permettraient de mieux décrire plusieurs éléments textuels et non textuels, dont le texte en italiques, les graphiques, les tableaux, les diagrammes et les images. Actuellement, chaque producteur utilise ses propres règles pour décrire ces éléments.
  2. Il est important qu’une loi claire et concise sur le droit d’auteur soit adoptée, largement appliquée et comprise par chaque producteur. Il est tout aussi important que la loi sur le droit d’auteur élimine les obstacles qui pourraient empêcher la diffusion rapide des documents électroniques. Les écoles et les établissements postsecondaires se heurtent constamment aux obstacles associés au droit d’auteur, ce qui retarde souvent la diffusion des documents, ou même en empêche tout simplement leur production.
  3. Afin que tous les documents imprimés soient universellement accessibles en format de texte électronique, il faut reconnaître et fournir de nombreux types de matériel et de logiciels. Un document en média substitut est utile uniquement si le destinataire possède les outils appropriés et les compétences pour assimiler l’information. Si un étudiant n’a pas la bonne technologie d’assistance informatisée, ni les compétences pour interpréter le document électronique, son accès aux documents imprimés s’en trouve limité. Par exemple, pour un document traitant d’un sujet comme les mathématiques, les sciences, l’informatique, les langues et la musique et qui a été converti en un média substitut sous forme de texte électronique, le lecteur peut avoir besoin de plusieurs technologies d’assistance pour y accéder complètement. Dans ces matières, un ordinateur équipé d’un synthétiseur de parole et d’un lecteur d’écran n’est pas toujours capable de bien interpréter les éléments non textuels, comme les graphiques, les symboles, etc.
  4. Même si les bibliothèques acquièrent de l’expérience avec la production de texte numérique, on présume que les adultes qui lisent en braille continueront à demander des documents scolaires en braille, car pour eux c’est l’outil de lecture optimal. Les services de production doivent assurer l’accès aux documents en braille pour ces étudiants, peu importe le coût.
  5. L’accès à la technologie braille rafraîchissable est crucial pour lire l’information électronique qui contient des nombres, des équations, des mots étrangers, de la notation musicale et du vocabulaire scientifique. Comme la technologie braille est coûteuse, l’accès à cet équipement est très restreint. Il est donc crucial de financer un accès approprié à une grande plage de technologies d’assistance.

Conclusion

Afin de maximiser l’utilité des documents en média substitut, l’universalité de l’accès est de première importance. Par accès universel pour les personnes incapables de lire les imprimés, nous entendons :

  • une grande disponibilité de documents, dans des délais raisonnables;
  • l’accès aux documents dans le format ou le style de production préféré de l’utilisateur;
  • l’accès à plusieurs types de technologies d’assistance, par exemple ordinateur, synthétiseur de parole, lecteurs d’écran, logiciels de gros caractères, affichages en braille, dictionnaires parlants avec thesaurus;
  • formation appropriée au sujet de la technologie;
  • accès garanti de l’établissement aux fichiers des éditeurs, pour tous les manuels vendus à la librairie.

Il est impératif que les étudiant(e)s incapables de lire les imprimés puissent accéder aux documents auxquels ont facilement accès leurs collègues qui n’ont pas d’handicap. Il incombe aux établissements d’éducation d’offrir les aménagements requis afin que tous les étudiants aient accès aux documents scolaires. Pour permettre aux établissements d’assumer leur responsabilité, on devrait adopter une loi offrant le plus large accès possible, afin que les établissements postsecondaires et les producteurs puissent produire des documents scolaires imprimés pour les étudiant(e)s incapables de lire les imprimés, et ce, dans leur format préféré et dans des délais raisonnables.

Le tout respectueusement soumis au nom d’Assistive Technology-BC.

Garth Findahl, consultant en technologies pour personnes ayant des troubles d’apprentissage
Gladys Loewen, gestionnaire
Vince Tomassetti, consultant en technologies de vision adaptée

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