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« Ma superviseure a été très bonne à ce sujet, en disant que je n’ai pas besoin de mes yeux pour réfléchir »


Profil: Mahadeo Sukhai

Chercheur médical et étudiant

Par Neil Faba

Le travail de Mahadeo Sukhai comporte le déplacement journalier, des heures de recherche, l’obligation fréquente de faire du temps supplémentaire et l’interaction avec une équipe de collègues. Mais son environnement de travail n’est pas ordinaire.

Mahadeo est étudiant au doctorat à l’Université de Toronto et fait de la recherche sur la leucémie au Princess Margaret Hospital’s Ontario Cancer Institute. S’il ne s’agit peut-être pas d’un emploi dans le sens traditionnel du terme, cela représente néanmoins pour lui un poste comme un autre dans la carrière. Il a dû se soumettre à un processus formel d’entrevue pour obtenir le poste et la recherche qu’il effectue doit contribuer au domaine, soit deux situations semblables à ce que les autres employés connaissent.

« Dans le milieu hospitalier, nous sommes traités comme des employés, dit Mahadeo. Les recherches passent avant nos études, même si mes recherches sont mes études. Je relève également de ma superviseure étudiante diplômée. »

Mahadeo dit que sa superviseure lui procure la chance de prouver ce qu’il peut faire. En tant que personne ayant une déficience visuelle et qui fait de la recherche cellulaire dans un laboratoire, souvent sur des souris, il lui faut faire les choses différemment de ses collègues. Il dit qu’il aurait été facile pour sa superviseure de lui refuser cette opportunité en raison de ces défis, mais elle a décidé de le prendre en fonction de ce qu’il peut faire.

« Elle s’est peut-être interrogée pendant quelques semaines avant de m’offrir le poste, mais elle sait maintenant ce que les personnes handicapées peuvent faire et elle n’hésitera pas à en engager à l’avenir. »

Le défi de faire de la recherche en ayant une déficience visuelle signifie que Mahadeo a eu besoin de diverses adaptations afin de bien faire son travail, dont la plus dispendieuse a été les services d’un technicien de laboratoire à temps plein, payé par l’université. Le technicien aide Mahadeo avec les aspects des expériences de recherche qu’il ne peut faire à lui seul.

« Ma superviseure a été très bonne à ce sujet, en disant que je n’ai pas besoin de mes yeux pour réfléchir, dit-il. Quand je ne peux pas faire une expérience, je peux y réfléchir et laisser quelqu’un d’autre s’occuper de la corvée de faire vraiment l’expérience. »

Mahadeo dit que d’autres technologies dont il a profité dans l’aménagement du laboratoire en fonction de ses besoins ont changé et ont été adaptées. Il dit par exemple qu’un ordinateur installé à l’origine pour lui dans le laboratoire a fini par être mis à la disposition des autres chercheurs quand le besoin s’est fait sentir. Il possède actuellement son propre ordinateur portatif muni d’un écran plat de 19 pouces payé par le fonds d’aménagement de l’université. Il utilise également un microscope en duplex avec un moniteur de télévision qui lui permet de mieux voir ses expériences, surtout celles sur des souris. « Sans cela je ne pourrais rien arriver à faire, » dit Mahadeo.

« Ma superviseure a été très bonne à ce sujet, en disant que je n’ai pas besoin de mes yeux pour réfléchir. »

Mahadeo recommande aux employeurs de « voir au-delà du handicap. » Il dit qu’il est important que les employeurs aient l’esprit ouvert dans leurs pratiques d’embauche et se concentrent sur ce que les personnes handicapées peuvent faire, plutôt que sur ce qu’elles ne peuvent pas faire.

Il dit que le recrutement sans obstacle est la clé pour améliorer les opportunités des personnes handicapées dans la main-d’oeuvre, mais cela ne signifie pas que les employeurs devraient décider d’engager des personnes handicapées et donner simplement ensuite des postes aux 100 premières personnes qui se présentent en répondant à cette description.

Il dit également que la création d’un environnement de travail sans obstacle – en ce qui concerne la technologie, l’espace physique, l’installation d’ascenseurs, de rampes d’accès pour fauteuils roulant, etc. – ne consiste pas qu’à répondre aux besoins des personnes handicapées.

« Il est important que les employeurs se rendent compte que les coûts initiaux de ce genre de choses seront compensés par les avantages qu’ils procurent à long terme, dit Mahadeo. Au lieu de considérer l’adaptation comme quelque chose qui profitera à une personne, pensez plutôt au nombre de personnes qui en profiteront avec le temps. »

Mahadeo dit qu’il a choisi de révéler sa déficience à la fin de son entrevue avec sa superviseure étudiante diplômée, afin que cela ne soit pas le sujet principal de l’entrevue. Mais il dit que les employeurs ne doivent pas oublier que les personnes handicapées ne sont pas tenues de le révéler à un employeur et qu’elles peuvent choisir de ne pas le faire.

« Je suis heureux et confortable avec ma déficience, dit Mahadeo. Mais tout le monde n’est pas comme moi et il m’a fallu du temps pour en arriver là. Les employeurs ne peuvent pas blâmer une personne de ne pas révéler qu’elle a une déficience, ou même de décider de le révéler quelque temps après avoir été engagée. »

Il dit que les personnes handicapées qui cherchent un emploi de carrière doivent également se souvenir de maintenir une attitude positive, avoir confiance en leurs compétences et réaliser qu’elles doivent faire des choses pour elles-mêmes. Il dit que les personnes qui gardent cela à l’esprit constateront que les employeurs veulent les aider à réussir et à s’épanouir.

« Il existe un vieil adage qui dit que si vous donnez un poisson à un homme, il mange pour une journée; si vous lui montrez à pêcher, il mange pour toute la vie, dit Mahadeo. J’ai appris à pêcher parce que certaines personnes très douées m’ont montré comment. »


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